CRCINA Dpt ONCO

Le Département ONCO est constitué de 4 équipes situées dans le building de l’IRS-UN ainsi qu’au LABCT sur le site de l’ICO René Gauducheau à Nantes et d’une équipe basée sur le site Paul Papin de l’ICO à Angers. Les programmes de recherche fondamentale de ces équipes explorent la réponse aux stress, à la mort cellulaire et à la sénescence des cellules cancéreuses, ainsi que les voies de signalisation à l’oeuvre dans l’exploitation de leur microenvironnement. Ces équipes étudient divers composants cellulaires d’une tumeur (e.g. sous populations initiatrices de cancers, cellules endothéliales, fibroblastes associés, cellules immunitaires…) et leurs interactions mutuelles de manière à pouvoir appéhender (et attaquer) les tumeurs résistantes aux traitements en tant qu’entités multicellulaires hétérogènes, plastiques et dynamiques. Elles s’intéressent à la réponse de “l’édifice tumoral” à la chimiothérapie, aux thérapies ciblées, à la radiothérapie hypofractionnée, et l’immunothérapie) ainsi qu’aux stress intrinsèques et extrinsèques inhérents à la progression tumorale. L’utilisation de prélèvements cliniques à visée exploratoire est une caractéristique commune à l’ensemble des équipes du Département. Ceci souligne les fortes capacités de transfert de leur activité, qui aide à la personnalisation des traitements et à l’identification de nouvelles voies thérapeutiques.

Le département ONCO en séminaire

L’équipe 8 s’intéresse à l’influence des mécanismes d’adaptation cellulaire aux stress sur la progression et la réponse thérapeutique des cancers du sein, dont elle prend en compte le caractère hétérogène et phénotypiquement plastique. L’objectif est de conduire à identifier des marqueurs prédictifs de réponse, et de mettre en avant de nouvelles approches thérapeutiques ciblant précisément l’adaptation au stress. L’équipe 8 se focalise sur le rôle central joué par les protéines de la famille de BCL-2 : elle étudie les déterminants moléculaires de l’adaptation au stress assurée par ces protéines, l’influence des modifications du microenvironnement mammaire sur ces déterminants et, réciproquement, le rôle de ces protéines dans l’évolution clonale des cancers du sein.

L’équipe 9 est spécialisée dans l’étude de l’implication de mort/survie (apoptose, autophagie, nécroptose, sénescence…) des tumeurs cérébrales et du poumon, et dans la résistance innée ou acquise aux traitements anticancéreux. Mots clefs : Mort cellulaire programmée, mitochondrie, épigénétique et métabolique.

L’équipe 12 est spécialisée dans la caractérisation des mécanismes d’échappement à la chimiothérapie et à la sénescence avec deux objectifs principaux : 1. Caractériser par des approches de protéomique quantitative des marqueurs solubles qui soient détectables dans le sang et qui témoignent de la progression tumorale 2. Comprendre comment ces médiateurs solubles régulent la sénescence et l’échappement aux traitements.

L’équipe 14 étudie l’implication des cellules endothéliales dans la réponse tumorale ou péritumorale à la radiothérapie. Cette recherche de radiobiologie fondamentale et préclinique sera intégrée dans un modèle mathématique multiparamétrique reliant l’induction de nos acteurs moléculaires et la réponse anti-tumorale radioinduite. La finalité recherchée est d’appréhender de nouvelles stratégies pharmacologiques ou immunologiques modulant la réponse aux traitements par radiothérapie.

L’équipe 15 s’attache à mieux comprendre comment les cellules tumorales piratent des voies de signalisation cellulaire non-oncogénique, normalement requises lors des processus d’angiogenèse, et de prolifération et survie cellulaires. Comment ces cellules interagissent et modifient leur microenvironnement est également abordé.